Regruparea dreptei franceze (III): „République Solidaire”

15 de luni inaintea alegerilor prezidentiale si parlamentare din Franta, dreapta franceza se regrupeaza. In alegerile din 2007 Uniunea Majoritatii Prezidentiale UMP domina intreg spectrul politic. Intre timp, dreapta sa regrupat pe mai multe calapoduri doctrinare: gaullism, social-conservatorism. liberalism popular.

La 20.10.2010 prezentam platforma-program al formatiunii „Rassemblement Pour La France”.

Despre platforma politica „La Droite Populaire” citi aici.


In acest episod va prezentam platforma program al miscarii politice „République Solidaire”. RS sa infiintat la 14. iunie 2010 si este prezidata de catre fostul premier francez Dominique du Villepin.


Motion politique du conseil national du 4 décembre 2010

Nous n’avons pas suffisamment pris la mesure des bouleversements qui remodèlent de fond en comble le monde dans lequel nous vivons. Nous nous laissons trop facilement persuader d’ignorer les retards et les handicaps que la France a elle-même accumulés, particulièrement ces trois dernières années.

Lorsque nous parlons de la mondialisation, nous pensons que le péril majeur –et de fait, très réel pour notre industrie et pour notre agriculture- réside dans les délocalisations et dans l’anarchie d’une concurrence où les coûts et les règles échappent à tout contrôle. Mais le basculement de l’économie et de la puissance mondiale, des pays occidentaux vers l’Asie et les pays émergents, résulte de plus en plus de la diffusion généralisée des savoirs et des compétences. Entre la Chine et l’Europe, entre l’Inde et l’Europe, le déséquilibre dans la formation des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens devient de plus en plus abyssal.

Lorsque nous évoquons la crise financière, nous nous réfugions trop vite dans l’illusion, entretenue par des tribuns opportunistes, d’un retour rapide aux facilités d’avant la crise (« business as usual »). Et les mobilisations spectaculaires du G20 ne débouchent, au mieux, que sur des régulations hâtives et superficielles.

Or, l’ampleur des déséquilibres est considérable entre engagements réels et transactions financières. L’opacité des marchés financiers, qui facilite le blanchiment d’argent et qui permet aux grands opérateurs de jouer de gré à gré sur des masses incontrôlées de produits dérivés, encourage les attaques répétées de la spéculation. L’optique purement financière de trop de fonds d’investissement dénature la finalité des entreprises et la relation entre les hommes à l’intérieur de celles-ci. L’accumulation des déficits –ceux des Etats-Unis et, désormais, les nôtres- nous place dans une situation de dépendance croissante à l’égard de nouvelles puissances, détentrices de formidables réserves de change et, demain, seules capables à travers leurs fonds souverains, de financer les grands investissements porteurs d’avenir.

Nous prétendons mettre l’écologie au service d’un nouvel art de vivre. Mais que sont nos initiatives au regard d’un monde où s’affrontent les aspirations légitimes au développement de milliards d’êtres humains et les enjeux d’un environnement dangereusement fragilisé ? Qu’il s’agisse de réchauffement planétaire, de production, de transport et de consommation d’énergie, d’autosuffisance alimentaire, de sauvegarde de l’eau, de l’air ou des métaux rares, on ne peut plus agir qu’à l’échelle de grands ensembles, et si possible, à l’échelle planétaire.

Enfin, parce que nous n’avons pas su apporter de solutions à des conflits que nous avons laissé s’enliser depuis des décennies –au Proche-Orient comme en Afghanistan-, parce que la démarche unilatérale de l’administration Bush a fait de l’Iraq le théâtre permanent d’une guerre civile aux acteurs insaisissables, parce que nous n’avons pas compris que l’humiliation des peuples était le plus redoutable foyer du terrorisme, nous sommes entrés dans un monde d’affrontement, de violence et de peur.

A l’échelle de la France, malgré tous nos atouts, nous subissons les conséquences de ces bouleversements.

Des pans entiers de notre économie sont aujourd’hui détruits ou fragilisés. Nous avons su longtemps compenser le déclin de nos activités traditionnelles par des programmes volontaristes –espace, aéronautique, énergie, transports- et par la puissance de notre industrie automobile. Mais ils ne suffisent plus aujourd’hui à enrayer la dégradation de notre commerce extérieur.

Depuis les années soixante, le taux de croissance de notre économie n’a cessé de décroître d’une décennie sur l’autre.

Nous en subissons aujourd’hui, toutes les conséquences : la montée brutale de déficits qui fragilisent notre pacte social et qui pourraient aller, si rien de sérieux n’est entrepris, jusqu’à menacer le crédit de l’Etat ; la persistance d’un chômage qui depuis un an, s’est fortement aggravé et qui touche en priorité les jeunes et les séniors.

Inégalement ressentie dans une société où les écarts de situation et de revenus n’ont cessé de se distendre, la crise touche certaines parties de notre territoire plus durement que d’autres. C’est le cas particulièrement des banlieues, des territoires ruraux, des régions à tradition industrielle.

Le sentiment d’appartenance, le sentiment de partager dans la nation une même communauté de destin s’en trouvent gravement affaiblis. Comme dans les années 30, la tentation du repli sur soi, du rejet de tout ce qui est étranger à soi, devient chaque jour plus forte.

C’est devant une telle situation que l’action politique devrait retrouver toute son ambition et s’affirmer autour de principes clairs : assumer la réalité des faits, écarter les dérives qui menacent la République, renouer les dialogues qui permettent les mobilisations, prendre à bras le corps les problèmes qui minent notre nation.

Or, la politique conduite depuis trois ans dans notre pays n’est pas à la hauteur de ces enjeux.

  1. D’abord, parce que cette politique n’a su trouver ni la hauteur, ni l’adhésion nécessaire de la part des Français.

L’équilibre de nos institutions a été rompu par une présidence bavarde, autoritaire et tatillonne à force d’omniprésence. Le Premier Ministre a été réduit au rôle complaisant de contrepoids médiatique. Les débats parlementaires étroitement encadrés depuis la réforme de 2008, ne permettent plus ni amendement, ni approfondissement.

La concomitance des mandats du Président et de l’Assemblée Nationale et le séquençage élection présidentielle-élection législative ont achevé de bâillonner la majorité présidentielle. L’antagonisme entre parti majoritaire et parti socialiste s’est exacerbé dans un affrontement de blocs qui ne permet plus jamais la recherche du consensus. Aucune réforme durable ne peut plus être votée. La communication permanente du pouvoir lui a peu à peu retiré toute lisibilité et toute crédibilité. Le doute et la désaffection des citoyens à l’égard de la chose publique n’ont cessé de s’aggraver.

Le mépris témoigné aux serviteurs de l’Etat –préfets, magistrats, fonctionnaires-, la réforme des collectivités territoriales, insuffisamment concertée et trop largement inspirée par des considérations politiciennes, ont transporté à tous les niveaux de la vie administrative et de la vie locale cette véritable crise de régime. La volonté de recentralisation s’est révélée aussi démobilisatrice qu’inefficace, notamment dans des domaines aussi vitaux que la politique de la Ville.

  1. Parce que les réformes, qui sont certes indispensables, n’ont pas été engagées dans l’esprit de justice et d’équité qui aurait permis de leur donner toute la profondeur nécessaire.

Avec la loi TEPA, l’incitation à l’effort s’est trop largement confondue avec le renforcement des avantages qui profitaient aux plus favorisés.

Alors que la montée des déficits aurait dû exiger la mobilisation de tous les Français, le pouvoir s’est enfermé dans la logique aveugle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui ampute chaque année les services les plus essentiels : sécurité, école, santé. Enfermé dans le cadre étriqué du bouclier fiscal et du nouveau dogme de non augmentation des prélèvements, refusant d’engager l’indispensable débat sur la répartition des prélèvements, il se refuse aux augmentations d’impôts et de cotisations, pourtant devenues incontournables.

La réforme des retraites, sur laquelle un compromis était possible entre le nécessaire aménagement démographique et les mesures d’équité pour les femmes, les chômeurs, les carrières longues ou pénibles, laisse, par-delà son adoption, une fracture profonde dans l’esprit des Français.

Face à la montée du chômage, et singulièrement du chômage des jeunes, aucune action significative n’a été engagée.

  1. Parce que l’angoisse de laisser s’échapper certains électorats, imprévisibles et instables, conduit le pouvoir dans une surenchère sécuritaire qui menace les libertés et ternit l’image que nous nous faisons de la République. Parce que la banalisation des compromissions de tous ordres avec les intérêts et avec le monde de l’argent jette le discrédit sur les acteurs de la vie publique et finit par mettre en danger les institutions elles-mêmes.

Rarement la Justice, et au premier rang, le parquet, n’auront subi à ce point la pression du pouvoir. Jamais le nombre des gardes à vue, dont les modalités sont condamnées par l’Europe, n’aura été aussi élevé. Rarement, l’instrumentalisation, celle de l’identité nationale au début de l’année, celle de la burqa au printemps, celle des Roms, cet été, n’aura été pratiquée de manière aussi cynique, en direction des publics les plus tentés par le repli sur soi.

  1. Parce que le manque d’indépendance et de vigueur de notre politique n’ont cessé d’affaiblir notre crédit sur la scène européenne et sur la scène internationale.

Le traité de Lisbonne et le rôle tenu par la France dans la crise financière de 2008 constituaient certes des avancées positives. Mais l’ambition pour l’Europe a rapidement tourné court. Le partenariat franco-allemand est souvent apparu moins comme un moteur que comme un frein à la construction européenne, et nous avons montré –notamment, avec l’accord de Deauville- notre dépendance nouvelle à l’égard de l’Allemagne.

Dans les périodes de tension et dans la gestion des conflits, nous sommes plus souvent apparus comme des nostalgiques de la ligne Bush que comme de possibles partenaires du Président Obama.

Le retour dans l’OTAN n’a fait en rien progresser l’Europe de la Défense. Il a conduit au contraire à notre alignement rapide dans le projet transatlantique de défense anti-missiles, pourtant peu compatible avec notre force nucléaire stratégique et contribué à notre enlisement, aux côtés des Américains, dans le conflit afghan.

Aujourd’hui, la France attend une autre politique. C’est cette alternative que nous voulons construire avec Dominique de Villepin. En créant République Solidaire, en s’engageant dans l’esprit de mission et de service de la République qui l’a toujours animé, Dominique de Villepin veut permettre à la France de trouver les équilibres institutionnels qui garantissent la démocratie et la liberté, de rassembler les Français dans une vision commune de l’effort et de la solidarité, de se faire entendre de nouveau sur la scène européenne et sur la scène internationale.

METTRE LES INSTITUTIONS AU SERVICE DES FRANÇAIS :

Le service de la France et des Français, c’est l’esprit même des institutions de la Vème République, fondées sur la primauté du suffrage universel et conçues tout entières comme des institutions de mission, au service de la grandeur de la France et du bonheur des Français.

Le Président doit reprendre de la hauteur, fixant les grandes lignes de l’action, sur la scène nationale comme sur les scènes européenne et internationale, et veillant en permanence à la continuité et à la cohérence de notre politique.

Le Premier Ministre doit conduire au quotidien la politique de la nation. Le Parlement doit retrouver le temps et l’espace nécessaires pour légiférer dans la sérénité, pour développer son pouvoir de contrôle et pour s’associer le plus en amont possible aux processus de décision de l’Union européenne.

Le suffrage universel doit être consulté chaque fois que l’ampleur des enjeux l’exige. Le recours au referendum doit être plus fréquent. Un décalage de temps doit être rétabli entre élection présidentielle et élections législatives, afin que l’Assemblée Nationale ne soit plus dans la dépendance de l’exécutif.

Pour sortir de l’affrontement stérile des blocs et pour permettre une expression plus ouverte des différents courants d’opinion, une dose de proportionnelle doit être introduite aux élections législatives. Pour mieux assurer cette diversité et rendre effective la parité, la proportionnelle doit devenir le principe général des élections sénatoriales.

Le Conseil économique et social doit être associé plus étroitement et plus systématiquement au travail de législation et de contrôle. Sa composition doit privilégier des acteurs et représentants qui soient engagés de façon réelle et actuelle dans l’exercice de leurs responsabilités associatives, syndicales ou professionnelles.

La clarification des responsabilités et le renouvellement nécessaire du monde politique doivent conduire à l’interdiction du cumul des mandats. L’une des conséquences est que, dans la vie locale, le rôle des parlementaires, qui votent le budget de l’Etat et qui ont la responsabilité de contrôler ses services, soit plus clairement affirmé.

Dans la lutte contre les conflits d’intérêt, la présomption de conflit –pour le responsable politique comme pour son entourage- doit être la règle et les exceptions doivent être strictement définies.

L’indépendance de la Justice, régulièrement proclamée mais, dans les faits, toujours reportée, doit être une fois pour toutes, clairement instituée. Une réforme constitutionnelle devra consacrer la rupture du lien hiérarchique entre l’exécutif et le parquet.

La garde à vue et les garanties qui doivent l’encadrer, en droit et en fait, devront s’inscrire dans les normes européennes.

Les tribunaux –recrutement des magistrats, renforcement des greffes- et l’administration pénitentiaire –encellulement individuel, traitement des personnes souffrant de troubles psychiques- recevront une priorité budgétaire durable.

Une magistrature économique et sociale sera instituée pour conforter le rôle des conseils de prud’hommes et des tribunaux de commerce.

Le principe d’autonomie des collectivités territoriales devra retrouver toute sa portée.

Une loi organique déterminera les conditions d’évolution et de répartition des ressources des collectivités territoriales. L’autonomie d’évolution de ces ressources et leur péréquation selon des critères nationaux parfaitement lisibles seront les principes essentiels de cette loi.

Les charges qui relèvent de la solidarité nationale –notamment, le RSA et la dépendance- ne devront plus peser sur ces collectivités. Leurs nouvelles conditions de financement –notamment, l’institution d’une cinquième branche pour la dépendance- n’excluront pas que les départements soient associés à leur gestion.

Une plus grande différenciation des collectivités et de leur organisation permettra de mieux prendre en considération les besoins spécifiques des grandes agglomérations, d’un côté, des territoires ruraux et des villes moyennes de l’autre. L’élection des exécutifs au suffrage universel direct deviendra la règle pour les groupements de communes dépassant un certain seuil démographique.

L’aménagement du territoire retrouvera toute sa vocation de rétablissement des équilibres et de vecteur de développement. Les régions –éventuellement regroupées sur une base volontaire- seront le lieu privilégié de mise en œuvre de cette politique, dans le cadre d’une contractualisation avec l’Etat, et si possible, avec l’Europe.

TROUVER LES VOIES D’UNE CROISSANCE SOLIDAIRE :

Réduire les déficits, faire reculer le chômage, rendre une marge d’action et d’espoir aux acteurs publics comme aux acteurs privés, rien ne sera possible si nous ne retrouvons pas les voies de la croissance.

Certes, l’environnement international est, en ce domaine, une variable d’une influence considérable. Mais il n’y aura pas de croissance, s’il n’y a pas d’effort. Il n’y aura pas de croissance, s’il n’y a pas de consensus.

PAS DE CROISSANCE SANS EFFORT

Nous devons retrouver le sens de l’effort :

1° Cela est vrai du travail.

Nous ne remettons pas en question la tendance séculaire à la réduction du temps de travail qui fut l’acquis réaliste du gaullisme –la quatrième semaine de congés payés- tout autant que celui, souvent moins réaliste, de la gauche.

Mais, même si nous profitons d’une forte productivité du temps de travail, nous vivons dans un monde où la compétition exige que nous retrouvions plus de réactivité. Et l’allongement de la durée de la vie –même si les extrapolations doivent rester prudentes- exige un meilleur partage entre temps de travail et temps de retraite.

C’est la raison pour laquelle nous proposerons une grande négociation des partenaires sociaux sur le temps de travail et sur les conditions de travail, pour respecter la diversité des situations et des besoins et soutenir la liberté de choix dans sa vie professionnelle.

Il s’agira de tenir compte des contraintes spécifiques de pénibilité de chaque secteur, et inscrire cette négociation dans le cadre d’une refondation du dialogue social portant notamment sur trois enjeux essentiels.

  • La formation permanente, qui est tout à la fois un facteur de compétitivité pour l’entreprise et pour l’économie, un capital d’autonomie pour chaque travailleur, un instrument privilégié dans la sécurisation des parcours professionnels. Elle devra être régulièrement inscrite dans les rendez-vous avec les partenaires sociaux. Pleinement mutualisée, elle devra concerner aussi bien les salariés des TPE et des PME que ceux des grands groupes, aussi bien les demandeurs d’emploi que ceux qui sont dans l’activité. Même si elle demeure compétence des régions, elle devra être mieux concertée et mieux coordonnée à l’échelle de toute la nation.
  • Les taux d’activité qui doivent être renforcés aussi bien pour les jeunes que pour les seniors. Toutes les propositions, faites en ce domaine –par exemple, le tutorat entre les aînés et les plus jeunes au sein de l’entreprise- devront être expérimentées et chaque fois que cela paraîtra souhaitable, systématisées. Des engagements devront permettre d’atteindre un pourcentage minimum de jeunes de moins de 25 ans au travail, dans chaque entreprise de plus de 500 salariés.
  • La gouvernance de l’entreprise qui doit être le lieu d’une association plus forte aux stratégies et aux résultats. Dans un monde plus mobile, où la part activités de services devient prépondérante, il nous appartient certes de repenser la participation, mais non d’y renoncer.

L’établissement d’une relation plus responsable devra favoriser la parité entre hommes et femmes dans l’emploi et dans la rémunération –y compris, à travers des sanctions fiscales. L’élaboration d’une charte des salaires fixera l’écart compatible entre le salaire moyen et le salaire le plus élevé au sein de chaque entreprise.

2° C’est vrai lorsqu’il s’agit de notre capacité d’innover et d’investir :

Depuis quelques années, la France a mené un effort soutenu pour stabiliser les moyens consacrés à la recherche –même si le crédit d’impôt-recherche, insuffisamment différencié, y tient une large part-, pour moderniser les instruments –notamment, entre 2005 et 2007, avec l’Agence nationale pour la Recherche (ANR) et les pôles de compétitivité-, pour réformer l’enseignement supérieur.

Mais, aujourd’hui, cet effort doit être amplifié. Dans les grands secteurs porteurs d’avenir, nous avons besoin de projets mobilisateurs : à l’échelle de l’Europe (par exemple, dans l’espace civil et dans l’espace militaire), dans un cadre intergouvernemental (la réactivation de l’AII pourrait s’inscrire dans des partenariats européens), par des stratégies de filières soutenues par des synergies plus fortes entre pôles de compétitivité (par exemple, sur l’axe industrie-énergie-environnement, sur la chimie verte, sur les nanotechnologies).

Dans la diffusion de l’innovation, nous devons nous appuyer beaucoup plus largement sur le réseau des PME : par l’instauration d’un taux réduit de l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis dans l’entreprise, par l’orientation d’une part des ressources de l’assurance-vie vers les PME innovantes, par l’adoption d’un small business Act à l’échelle européenne –pour qu’une part des marchés publics et des appels d’offre revienne systématiquement aux PME-, par la création d’une caisse de refinancement des PME financée directement sur le marché obligataire avec la garantie d’Oséo, par une simplification des différentes procédures.

Nous devons enfin préserver notre capacité à financer les investissements de long terme, ceux des grands projets et ceux des grandes infrastructures, essentiels pour l’avenir mais trop souvent sacrifiés.

3° – C’est vrai lorsqu’il s’agit de réduire les déficits :

La dette constitue un obstacle permanent à la croissance : par l’arbitrage incontournable qu’impose la charge de la dette, par la concurrence que les refinancements font subir aux autres acteurs, par la menace permanente de la hausse des taux d’intérêt, par les disciplines voulues ou imposées qu’exige sa réduction.

Aussi, nous considérons que la reprise en main réaliste des déficits publics constitue un impératif.

Si nous ne voulons pas sacrifier la croissance, le calendrier de réduction des déficits et de l’endettement doit s’inscrire sur une durée de dix ans. Si nous voulons que cet effort soit jugé acceptable par nos partenaires –compte tenu de sa durée- et crédible aux yeux de l’ensemble des acteurs, nous devons le financer par un effort indispensable d’économies, mais aussi par une augmentation des prélèvements qui ne peut être mise en œuvre que dans la justice et le consensus.

PAS DE CROISSANCE SANS CONSENSUS :

Nous demanderons des efforts aux Français, mais nous savons qu’ils ne pourront être acceptés que s’ils s’inscrivent dans une démarche d’équité et de justice qui doit avoir plusieurs éléments d’appui :

1) la régulation :

Dans un monde ouvert, aux échanges et aux activités largement libéralisés, c’est le degré plus ou moins élevé de régulation qui sera le signe tangible de la volonté plus ou moins forte de maîtriser et de rééquilibrer les positions.

C’est pour une large part à l’échelle de l’Union européenne que se déterminera cette volonté de régulation.

Ce sera vrai en matière financière, que nous voulions peser sur les décisions du G20 ou que nous voulions compenser leur insuffisance.

Ce sera vrai en ce qui concerne les marchés, particulièrement en agriculture, avec la réforme à venir de la Politique agricole commune (PAC).

Ce sera vrai dans la définition de la stratégie commerciale de l’Union européenne face aux dérives de ses concurrents.

Ce sera vrai également dans les réponses apportées aux enjeux environnementaux.

Il est donc essentiel que la France se dote sur ces questions d’une doctrine claire et qu’elle pèse auprès de ses partenaires pour que certains concepts, tels que celui d’  « économie sociale de marché », ne restent pas de simples formules.

2) La justice fiscale :

Face à la dégradation de nos comptes budgétaires et sociaux, la question n’est pas de savoir s’il faut ou non augmenter les prélèvements mais de faire en sorte que ces prélèvements soient répartis équitablement entre tous les Français, y compris ceux qu’ils ont élus pour les représenter.

L’état de notre système fiscal –un impôt sur la fortune à l’assiette irrationnelle, un bouclier fiscal qui paralyse toute augmentation des prélèvements, des impositions qui tendent à pénaliser l’activité et le travail- ne permet plus des ajustements au coup par coup.

C’est une réforme fiscale d’ensemble qui devra être mise en œuvre autour des principes suivants :

  • La suppression du bouclier fiscal,
  • La création d’une nouvelle tranche à 45 % de l’impôt sur le revenu,
  • La hausse de l’imposition sur les grosses successions ou l’institution d’un impôt déclaratif annuel à faible taux sur le capital, en contrepartie de la suppression de l’ISF,
  • Une surcote de 10 à 15 % de l’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises épargnées par la crise.

3) La justice sociale :

Bien qu’il soit en théorie l’un des plus favorables au monde, notre système social connaît aujourd’hui une double menace :

  • L’explosion des déficits,
  • La montée des situations de pauvreté.

Nous devons poser clairement les problèmes.

Si les Français considèrent que la santé est une priorité fondamentale, nous devons, par-delà un effort de maîtrise et d’économies qui restera toujours actuel, nous donner les moyens d’en assumer les choix et les coûts. Le patient doit rester au cœur d’une organisation de santé fondée sur la justice sociale. Cela suppose que nous refusions le développement d’une médecine à deux vitesses et l’extension des déserts médicaux. Cela suppose que nous posions clairement, devant les Français, le niveau de prélèvements nécessaires pour atteindre ces objectifs et que nous élargissions leur assiette, notamment aux revenus du patrimoine. Cela suppose que nous sachions associer les professions de santé dans une démarche qui privilégie l’approche contractuelle.

Nous demandons de même qu’en matière de retraites soit trouvé un compromis en acceptant la barre des 62 ans (au lieu de celle des 60) mais en sauvegardant celles des 65 ans (au lieu du report à 67) sous réserve que soient mises en œuvre des dispositions équitables pour les carrières longues, pénibles ou discontinues, et que les petites retraites –notamment, celles des femmes, et des retraités agricoles- soient relevées.

Au-delà, nous souhaitons engager la mise en œuvre dans la durée (20 ans) d’un système unique de retraite par points.

Nous considérons enfin que la constitution d’une 5ème branche dépendance passe d’abord par une véritable péréquation nationale des charges. Nous nous inquiétons de la prise de contrôle du secteur des établissements de retraite par des investisseurs purement financiers.

  1. La prise en compte des enjeux environnementaux :

Nous agirons pour réduire notre empreinte sur la planète par la promotion, dans tous les secteurs de l’activité et de la vie (industrie, agriculture, transports, logement, loisirs,…), de pratiques de production et de consommation plus économes en eau, en énergie, en génération de déchets, et par l’accentuation du recyclage et de la démarche d’éco-conception.

Nous veillerons à réduire notre dépendance vis-à-vis des énergies fossiles et des matières premières stratégiques importées en développant des produits de substitution et des technologies plus sobres, en faisant appel aux énergies nouvelles et renouvelables performantes et en optimisant notre parc nucléaire.

Nous encouragerons le développement des éco-industries et des nouvelles filières industrielles non polluantes –par exemple, les véhicules électriques-, qui sont aussi de nouvelles chances pour notre économie. Nous veillerons à ce que les nouvelles réglementations européennes, telles que Reach, s’appliquent aux produits importés comme aux produits fabriqués au sein de l’Union.

Nous maintiendrons une vigilance forte en matière de risques sanitaires et accidentels, notamment par la recherche et la formation en éco-toxicologie.

Nous anticiperons sur les désordres climatiques et nous veillerons à enrayer l’  « artificialisation » du territoire et à sauvegarder nos milieux naturels et nos paysages, pour préserver notre cadre de vie et la biodiversité.

PARTAGER LA REPUBLIQUE

Comme l’affirme Dominique de Villepin, « la France républicaine, c’est une France fidèle aux principes de liberté, d’égalité et de laïcité. Une France où chacun a sa place, où chacun a sa chance. Une France sans passe-droits, sans plafond de verre et sans discriminations ».

Cette France républicaine, nous la voulons d’abord pour l’école.

Tout se joue largement à l’école primaire. Nous voulons qu’elle soit le lieu d’acquisition des fondamentaux, et c’est pourquoi la formation des maîtres nous paraît un enjeu essentiel. Nous voulons qu’elle soit aussi un lieu d’ouverture vers les activités sportives et culturelles. Dans un monde fragmenté par l’accès apparemment illimité à l’information, l’école doit assurer sa mission de transmission d’une culture partagée et des valeurs républicaines, toutes deux indissociables au maintien de l’unité de la Nation.

Nous savons que toutes les écoles ne sont pas en situation égale, et que la tâche de l’école est particulièrement dure dans certaines banlieues, dans certaines zones rurales, dans certaines villes. C’est pourquoi, nous voulons plus d’audace dans tout ce qui peut ouvrir ces écoles :

  • L’instauration d’un droit individuel à l’éducation prioritaire, attaché à chaque élève et ouvrant droit à des accompagnements de soutien et à des activités culturelles.
  • L’instauration, pour ces écoles, d’un corps d’enseignants expérimentés et spécialisés.

Nous voulons réformer le collège unique :

  • Qu’il garde sa vocation universelle d’accueil de l’ensemble des élèves, en développant l’enseignement pluridisciplinaire en cycle initial pour que la transition soit plus facile depuis le primaire, et en s’appuyant sur le socle commun de compétences et de connaissances,
  • Mais qu’il sache répondre aussi à la diversité des aptitudes des élèves, en offrant tout à la fois des enseignements à dominante conceptuelle et des enseignements à dominante pratique, pour ne décourager aucun élève et croire toujours à sa capacité à apprendre.

Nous voulons renforcer l’orientation, développer et revaloriser les enseignements technique et professionnel, développer l’apprentissage, et de façon plus générale, l’alternance, faciliter les passerelles d’un type d’enseignement à l’autre.

Nous voulons porter à 18 ans l’âge de la formation obligatoire, assurée soit en établissement, soit en alternance.

Nous voulons que les équipes d’enseignants soient mieux reconnues, que les établissements acquièrent une plus grande capacité de proposition.

Nous voulons que l’enseignement supérieur soit plus efficace et plus juste. Nous rapprocherons les classes préparatoires et le premier cycle universitaire. Nous intégrerons les grandes écoles dans des pôles universitaires.

Nous voulons que l’acquisition des langues étrangères, que la formation au numérique et la mobilité des jeunes à l’intérieur de l’Union européenne, reçoivent une impulsion beaucoup plus forte.

Cette France républicaine, nous la voulons pour les banlieues.

Nous poursuivrons l’action de renouvellement urbain engagé dans le cadre de l’ANRU, mais nous voulons que toutes les finalités –mixité sociale, reconstitution du tissu urbain, participation des habitants- en soient pleinement respectées.

Nous créerons une Agence de Développement Economique des quartiers sensibles, capable d’identifier les besoins en infrastructures, d’animer des partenariats entre entreprises locales et entreprises extérieures, de faciliter l’installation de petites entreprises et de commerces, de créer des emplois. Nous donnerons la priorité dans les marchés publics des collectivités concernées à des Groupements d’Intérêt économique locaux réunissant les artisans et les PME du quartier.

Nous favoriserons la mise en place de maisons de services publics pilotées par des équipes qui auront la liberté de choisir leurs collaborateurs.

Dans la mise en œuvre de la politique de la Ville, nous souffrons trop de l’intervention étouffante et tatillonne des administrations. Nous ferons confiance aux élus et aux associations auxquels nous donnerons la liberté d’initiative et d’action nécessaires.

Nous souhaitons l’expression et l’engagement des habitants par la mise en place de comités de quartiers élus au suffrage universel direct.

Cette France républicaine, nous la voulons pour les territoires ruraux.

Nous sommes entrés dans un nouveau monde rural qui, contrairement à ce que l’on imaginait dans le passé, n’est pas en train de mourir. Dans beaucoup de régions, la population du monde rural est en progression, l’équilibre intergénérationnel s’améliore. Les attentes des anciens et des néo-ruraux tendent de plus en plus à se confondre.

Ces attentes portent sur les réseaux (mobiles, haut débit). Mais elles portent aussi sur les services : services traditionnels (la Poste, l’accessibilité bancaire), mais aussi de plus en plus les services nécessaires aux différentes classes d’âge : garde des jeunes enfants, accueil des personnes âgées dépendantes.

La présence médicale en milieu rural –et de plus en plus dans les villes moyennes- devient un enjeu crucial pour l’avenir de notre politique de santé. Les limites des politiques incitatives ne permettent plus de reporter des solutions de régulation qui pourraient être concertées entre syndicats de médecins et caisses régionales d’assurance maladie. La définition d’un vrai maillage territorial, la coordination cohérente des soins, la préservation de l’hôpital public de proximité sont les supports indispensables de ce rééquilibrage territorial.

Nous engagerons sur les territoires ruraux, avec l’ensemble des collectivités territoriales concernées un vaste plan d’action apte à répondre à tous les aspects de cette dynamique nouvelle, mais trop largement ignorée, du monde rural d’aujourd’hui.

Cette France républicaine, nous la voulons pour l’Outre-mer, cette part essentielle de notre communauté nationale et cette chance unique pour notre pays. L’égalité des chances Outre-mer passe par une politique de développement qui compense les handicaps structurels de ces collectivités, liés notamment à l’éloignement, l’insularité, les aléas climatiques, un environnement régional peu favorable en termes de compétitivité.  Nous voulons donc construire un modèle de développement économique et social fondé sur le travail et la dignité, c’est à dire sur une logique d’activité et de responsabilité et non pas d’assistanat. Nous voulons que la fracture numérique qui affecte ces territoires disparaisse. Nous voulons que la parole de l’Etat soit respectée et que les outils de développement mis en place pour 15 ans en 2003 ne soient pas brutalement remis en cause, brisant ainsi la confiance et cassant l’investissement donc l’emploi dans des économies déjà fragiles et profondément affectées par la crise actuelle.

Cette France républicaine, nous voulons la réaffirmer dans toute notre démarche d’accueil et d’intégration.

Nous ne pouvons accepter une France à deux citoyennetés, celle des vieux Français et celle des Français rapportés. La citoyenneté française est indivisible et nous reviendrons sur les mesures qui la remettent en question, notamment la déchéance de nationalité.

Nous avons la volonté de maîtriser les flux migratoires, de lutter contre les filières de l’immigration clandestine et contre tous les trafics qui l’accompagnent, mais nous ne pouvons accepter ni la stigmatisation, ni la désignation de boucs émissaires.

ETRE ACTEURS DE L’EUROPE, ETRE ACTEURS DU MONDE

L’Europe doit rester notre grand dessein. Non pas une Europe recroquevillée sur elle-même, mais une Europe ouverte, une Europe capable, dans un monde où domineront les très grands Etats et les très grands ensembles, de s’élargir au Sud -vers le Maghreb-, à l’Est –vers l’Europe orientale et vers la Turquie-, et de constituer à terme un pôle paneuropéen de prospérité et de sécurité.

Cette Europe doit être forte. Forte dans ses ambitions, qu’il s’agisse de promouvoir dans ses laboratoires comme autour de grands projets, une recherche d’excellence, de bâtir une véritable stratégie énergétique et industrielle en s’appuyant sur ses PME comme sur de véritables champions européens, de développer un patriotisme économique européen aujourd’hui défaillant, de mettre en œuvre une régulation financière aujourd’hui trop embryonnaire, de renouveler sa politique agricole commune.

Forte dans ses moyens, par une politique budgétaire plus ambitieuse, par la capacité de recourir à l’emprunt, par l’affirmation de grandes agences opérationnelles –pour l’espace, pour l’énergie, pour le commerce extérieur.

Cette Europe doit savoir assumer les équilibres nécessaires entre l’exigence de l’Union et la réalité des Etats nations qui la composent. Le Conseil européen, dont le président doit davantage s’affirmer, doit définir les grands axes de l’action commune.

La Commission européenne doit retrouver sa capacité d’initiative et de proposition. Le Parlement européen doit affirmer son rôle de législateur –particulièrement dans l’harmonisation des règles économiques et sociales- et dialoguer le plus en amont possible avec des parlements nationaux qui doivent, eux-mêmes, se donner les outils nécessaires pour assumer l’Europe.

Dans cette perspective, le partenariat franco-allemand doit retrouver son rôle moteur, si possible en liaison étroite avec d’autres Etats –notamment, la Pologne-. Mais ce partenariat doit aussi retrouver son équilibre, dans les exigences comme dans les ambitions. Une mise à plat commune des positions sur l’ensemble des sujets sera, dès que possible, nécessaire.

De même, pour créer les synergies nécessaires et prouver que le mouvement est possible, des cadres géographiques variables pourront être tracés avec différents Etats pour des avancées thématiques, susceptibles de s’étendre ensuite à l’ensemble des Etats de l’Union.

Si, malheureusement, l’Europe n’affirmait pas la volonté de se développer et de bâtir des projets suffisamment ambitieux, nous nous réserverions d’exercer l’opting out lorsque nos intérêts vitaux l’exigeraient.

Sur la scène internationale, nous devons retrouver le génie de la France républicaine qui défend les droits de l’Homme, celui de la France gaulliste qui n’a jamais peur d’aller au cœur des problèmes et d’agir pour la libre détermination des Etats et des peuples.

Nous devons développer la solidarité euro-méditerranéenne, nous devons entretenir le dialogue avec nos voisins de l’Est, nous devons, dans les conflits du Proche et du Moyen Orient, retrouver une politique arabe de la France qui cherche sans cesse à élargir le cercle des parties au dialogue pour trouver les conditions nécessaires à l’établissement de solutions durables.

Nous devons savoir reconnaître la montée des puissances émergentes. Mais nous devons aussi savoir défendre les droits de ceux qui peinent dans la recherche du développement et qui risquent de devenir les enjeux de nouvelles entreprises de domination dans le monde du XXIème siècle. Nous devons, en particulier, être au premier rang dans l’appui que l’ensemble de la communauté internationale doit apporter à l’Afrique.

Nous devons enfin contribuer sans trêve au renouveau et à la crédibilité de l’organisation internationale. Nous devons promouvoir les réformes nécessaires dans l’organisation des Nations Unies et du FMI, dans la représentation des Etats ou des groupes d’Etats au sein de grandes instances formelles ou informelles (G20, G8) qui ne peuvent être, elles-mêmes, que transitoires. Nous devons proposer et favoriser la conclusion de nouveaux accords sur la protection de l’environnement, sur la régulation financière, sur le développement et sur les migrations.

Nous devons enfin retrouver la maîtrise de notre Défense, non pas seulement pour décider nous-mêmes de notre destin, mais pour constituer l’un des fondements de la défense d’une Europe qui serait véritablement européenne.

Sans renier l’Alliance atlantique et l’amitié multiséculaire qui nous lie aux Etats-Unis, nous sortirons de nouveau de l’OTAN. Nous moderniserons notre force nucléaire stratégique aussi longtemps que la sécurité de notre pays et de ses intérêts l’exigeront. Nous maintiendrons nos engagements auprès des Etats qui ont demandé notre coopération et notre soutien. Nous engagerons avec nos partenaires européens le dialogue nécessaire pour bâtir les concepts et les coopérations nécessaires à une défense commune, aussi bien sur la dissuasion que sur la défense anti-missiles, aussi bien sur les armements que sur la projection des forces à l’extérieur.

Nous sommes engagés dans un combat essentiel qui sera d’abord fondé sur l’affirmation de nos idées et de nos convictions.

Ce document est, pour nous, un premier pas dans la définition du projet que nous voulons proposer aux Français.

Nous vous demandons de prendre part à cet effort d’approfondissement et de réflexion et de nous apporter votre soutien dans cette première étape.

Sursa: République Solidaire.fr

Un răspuns to “Regruparea dreptei franceze (III): „République Solidaire””

  1. Regruparea dreptei franceze (IV): “La Droite Libre” UMP « ALIANTA DREPTEI Says:

    […] politice – 18.02.2011Anul electoral 2011 – 19.02.2011Sondaj ARP: USL 59.4%, Crin Antonescu 37.2%Regruparea dreptei franceze (III): "République Solidaire"Regruparea dreptei franceze (II): “La Droite Populaire” UMPPrintul Nicolae: "Sunt pregatit sa […]


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